À Nairobi, la diaspora porte la voix du paludisme sur la scène africaine
En mai 2026, une délégation d’Élus Locaux Contre le Paludisme (ELCP) s’est rendue à Nairobi pour participer à l’Africa Forward Summit, le sommet France-Afrique porté par le président Emmanuel Macron et consacré aux partenariats pour l’innovation et la croissance.
Une occasion unique de repositionner la lutte contre le paludisme non seulement comme un enjeu humanitaire, mais aussi comme un véritable levier économique pour le continent africain.
Une délégation d’élus engagés
La délégation ELCP était composée d’Adama Gaye, maire de Mantes-la-Jolie, de Jean-François Mbaye, ancien député du Val-de-Marne, de Diadou Yaffa, conseillère municipale des Pavillons-sous-Bois, et de Delphine Thizy, coordinatrice d’ELCP. Leur mission : faire le lien entre pays donateurs et pays endémiques, en s’appuyant sur le poids politique de la diaspora franco-africaine. Un message économique fort.
Tout au long du sommet, la délégation a porté un message clair auprès des acteurs français et africains : l’investissement dans la santé mondiale n’est pas seulement une question de solidarité, mais aussi un moteur de productivité économique et de réduction des coûts de santé pour les pays africains. La délégation a notamment participé à l’événement GFAN Africa, coorganisé avec WACI Health et Impact Santé Afrique, réunissant société civile, parlementaires français et parlementaires africains du réseau COPEMA et du caucus tuberculose.
Des rencontres porteuses d’avenir
Plusieurs échanges informels menés en marge du sommet ont ouvert des perspectives concrètes. La députée de Mayotte Estelle Youssoufa a proposé une audition d’ELCP devant la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale. L’ancienne ministre des Armées Florence Parly, aujourd’hui présidente du conseil d’administration d’Air France, a manifesté son intérêt pour explorer des partenariats public-privé, notamment autour de la sensibilisation des voyageurs. Un échange avec le bureau Méditerranée du ministère del’Europe et des Affaires étrangères a également ouvert la voie à des collaborations avec des pays d’Afrique du Nord, comme le Maroc.
Construire des réseaux durables
Le sommet a aussi permis de jeter les bases de nouvelles synergies : une session conjointe entre ELCP et le réseau parlementaire africain COPEMA est envisagée lors de l’Assemblée générale d’ELCP à Paris, et des premiers contacts ont été noués avec ASAPSU en vue de la création d’un réseau sous-régional ouest-africain d’élus locaux. La délégation a également rencontré des représentantes du secrétariat du Fonds mondial et du GFAN pour échanger sur le contexte politique actuel.
